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Amadou Coulibaly rend hommage à Louis-André Dacoury-Tabley, un homme libre et inflexible sur ses convictions
Aujourd'hui, 08:41

Amadou Coulibaly salue la dignité, la liberté d’esprit et les convictions de Louis-André Dacoury-Tabley

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Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a rendu hommage à l’ancien ministre-gouverneur du Gôh-Djiboua, Louis-André Dacoury-Tabley, décédé le 17 octobre 2026, saluant la dignité, la rigueur morale et la liberté d’esprit de cette figure marquante de la vie politique ivoirienne.

Dans un hommage empreint d’émotion, Amadou Coulibaly a présenté le disparu comme un homme de conviction, attaché à ses principes et incapable de compromission, qui a traversé plus de quatre décennies de la vie politique nationale avec dignité, rigueur et honnêteté.

Membre fondateur du Front populaire ivoirien (FPI), Louis-André Dacoury-Tabley a été un acteur du combat pour le multipartisme et une figure emblématique du boycott actif de 1995. Négociateur reconnu pour sa fermeté dans la défense des intérêts de son camp, il a également pris part aux accords politiques de Ouagadougou de 2007, avant d’occuper les fonctions de ministre de la République et de ministre-gouverneur du district du Gôh-Djiboua.

Au-delà de son parcours politique, Amadou Coulibaly a mis en lumière le caractère indépendant de celui que l’un de ses proches appelait affectueusement « Dak ». Selon lui, l’ancien ministre-gouverneur n’a jamais hésité à rompre avec les organisations auxquelles il avait appartenu lorsqu’il estimait qu’elles s’éloignaient des principes qui avaient justifié son engagement.

Cette liberté d’esprit, associée à une profonde exigence morale, a marqué son itinéraire politique et témoigné de son attachement à ses convictions, a souligné le ministre de la Communication.

Évoquant également la dimension humaine du disparu, Amadou Coulibaly a rappelé les épreuves personnelles qui ont jalonné son existence, notamment l’enlèvement et l’assassinat tragique de son frère, le médecin Benoît Dacoury-Tabley, en novembre 2002. Une douleur que Louis-André Dacoury-Tabley aurait portée avec pudeur et dignité, selon le témoignage du ministre.

Le porte-parole du gouvernement a également salué l’expérience et la connaissance approfondie des réalités politiques africaines de l’ancien ministre-gouverneur, qui savait, malgré une apparence austère, partager généreusement son savoir avec ceux qui prenaient l’initiative de l’approcher.

Amadou Coulibaly a évoqué, à cet égard, les échanges qu’il a eus avec lui à l’hôtel du Golf, ainsi qu’une rencontre chaleureuse à son cabinet, le 17 octobre 2024, exactement deux ans avant son décès.

Le ministre a enfin exprimé ses regrets de n’avoir pu lui rendre une dernière visite, alors qu’il envisageait de le rencontrer le samedi suivant leurs récents échanges téléphoniques.

En cette circonstance douloureuse, il a présenté ses condoléances à la veuve du défunt, à sa famille biologique, à sa famille politique, au peuple du Gôh-Djiboua et à l’ensemble des Ivoiriens, saluant en Louis-André Dacoury-Tabley « un Fromager », « un véritable Iroko » et « un vrai Maître ».

 

Lambert KOUAME

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