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Pacte national sur l’IA : l’État et le secteur privé s’engagent pour accélérer son adoption
Hier, 20:06

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L’État ivoirien, le secteur privé et les organisations professionnelles ont signé, vendredi 11 septembre 2026 à Latrille Events, aux Deux-Plateaux, un Pacte national pour l’Intelligence artificielle (IA). Cette signature est intervenue à l’occasion de la deuxième édition de la Conférence nationale sur l’Intelligence artificielle, IMPACT IA, organisée du 9 au 11 septembre.

 

La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto.

Le pacte réunit le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Cissé, la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), Ahmed  Cissé et la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-Côte d’Ivoire), Faman Touré. 

 

 

Cette initiative s’inscrit dans le thème de cette deuxième édition d’IMPACT IA : « De la vision aux cas d’usage : structurer l’IA nationale pour résoudre nos défis prioritaires ».

À travers cet accord, les signataires veulent établir un cadre de coopération entre les pouvoirs publics et le secteur privé afin d’accompagner le développement et l’adoption de l’intelligence artificielle en Côte d’Ivoire.

Le Pacte national pour l’IA prévoit notamment la mobilisation des différents acteurs de l’écosystème autour de plusieurs principes, parmi lesquels la souveraineté, l’inclusivité et la diversité dans la conception et le déploiement de cette technologie.

Le document s’appuie également sur plusieurs cadres internationaux et régionaux relatifs à l’intelligence artificielle, aux données, à la cybersécurité et à l’éthique. Il ne crée cependant pas d’obligations juridiques ou financières immédiates pour les parties signataires. Les engagements précis et les éventuels investissements devront être définis dans le cadre de travaux ultérieurs.

Le secteur privé est appelé à participer activement à cette dynamique. Les entreprises sont notamment invitées à mieux structurer leurs données, à développer des applications concrètes de l’intelligence artificielle et à renforcer les compétences de leurs collaborateurs.

Elles devront également intégrer l’IA dans leur stratégie de développement et s’impliquer dans la future Alliance nationale pour l’Intelligence artificielle.

La formation et le développement des compétences figurent aussi parmi les priorités annoncées. Les signataires souhaitent soutenir les initiatives nationales en matière d’éducation et de formation à l’IA, tout en prenant en compte les opportunités et les risques liés à son utilisation.

De son côté, l’État prévoit de travailler à la mise en place d’un cadre national pour une utilisation éthique et responsable de l’intelligence artificielle. Ce dispositif devrait prendre en compte la gouvernance, la protection des données, la supervision et le développement d’infrastructures adaptées.

Le gouvernement envisage également de soutenir le développement d’infrastructures de données souveraines et le financement de cas d’usage jugés prioritaires.

Une Alliance nationale pour l’Intelligence artificielle devrait par ailleurs voir le jour. Elle servira de cadre de concertation entre l’État, les entreprises et les organisations professionnelles. Une rencontre annuelle est notamment envisagée pour évaluer les avancées réalisées.

Pour le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, la signature de ce pacte marque le début d’une phase consacrée à l’accélération de l’adoption de l’intelligence artificielle. « On a besoin d’accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle », a-t-il déclaré, appelant les différents acteurs à passer à une phase plus opérationnelle.

 

Le ministre a insisté sur la place du secteur privé dans cette transformation. Selon lui, l’intelligence artificielle doit permettre aux entreprises d’améliorer leur productivité, de développer de nouveaux marchés et d’explorer de nouvelles opportunités.

Djibril Ouattara a également présenté les principales orientations du plan d’accélération de l’IA élaboré par son ministère. Celui-ci s’articule autour de cinq axes : le développement de cas d’usage à fort impact, la mise en place des infrastructures nécessaires, le renforcement des compétences, le soutien à la recherche et à l’innovation ainsi que l’instauration d’un cadre éthique et responsable.

Le gouvernement entend notamment favoriser l’utilisation de l’intelligence artificielle dans des secteurs prioritaires tels que la santé, l’agriculture et l’administration publique. 

Elysa Achi

#IA
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