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31e Réunion du Comité Ministériel du GIABA: les Etats membres exhortés à intensifier la coopération
Aujourd'hui, 15:16

Les participants à la 31e réunion ministérielle du GIABA sont repartis confiants pour la suite de la lutte

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La 31ᵉ réunion du Comité ministériel du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) s’est tenue le samedi 23 mai 2026 au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan, en République de Côte d’Ivoire, avec la participation des États membres, des institutions régionales et internationales, ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Les États membres du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) ont été exhortés, samedi 23 mai 2026 à Abidjan, à intensifier leur coopération pour contrer l’expansion de la criminalité financière transnationale et du financement du terrorisme.

Le Premier ministre ivoirien, Dr Robert Beugré Mambé qui a ouvert cette rencontre de haut niveau, a appelé à une action collective des États membres du GIABA, face à la sophistication croissante de la criminalité financière dans la sous-région.

 

« Les flux financiers illicites fragilisent les institutions, alimentent l’insécurité et privent nos États de ressources essentielles au financement des infrastructures et des politiques sociales, notamment en faveur des femmes et de la jeunesse. Face à ces enjeux, aucun Etat ne peut agir efficacement de manière isolée. La coopération régionale s’impose donc comme le socle de notre action commune et le gage de son efficacité », a-t-il déclaré.

 

Il a énuméré les avancées enregistrées par la Côte d’Ivoire, qui a respecté la quasi-totalité des recommandations du Groupe d’action financière  (GAFI), l’organisme international de référence chargé d’élaborer les normes mondiales de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

 

Avant le représentant du gouvernement ivoirien, le directeur général du GIABA, Edwin Harris Jr., dont le mandat s’achève le 30 juillet 2026, a dressé un bilan positif de sa gestion. Il a notamment mis en avant les réformes administratives engagées depuis 2022, ayant permis de restaurer la crédibilité et l’efficacité de l’institution. « Le GIABA n’est plus l’institution en difficulté que j’ai trouvée en 2022 », a-t-il indiqué. Il n’a pas omis de relever les défis qui restent persistants, à cause de l’apparition des actifs numériques et des cyber-vulnérabilités qui facilitent les flux illicites.

Pour sa part,  le président du Comité ministériel, Sheku Ahmed Fantamadi Bangura, par ailleurs ministre des Finances de la Sierra Leone, a fait savoir que  la survie des groupes terroristes et des réseaux de piraterie maritime dépend exclusivement de leurs capacités de financement. Pour les contrer, il a proposé trois leviers d’action prioritaires pour les États. Il s’agit entre autres du renforcement du partage d’informations financières, de l’accroissement de l’entraide judiciaire et du contrôle rigoureux des mouvements transfrontaliers de capitaux.

Quant au représentant du Parlement de la CEDEAO, le sénateur Edmond Soumahoro, il a exprimé son inquiétude face au « faible niveau d’efficacité » observé lors du second cycle des évaluations mutuelles. Il a appelé les gouvernements à muscler leurs dispositifs législatifs nationaux. Non sans avoir salué la décision de la CEDEAO d’entériner l’adhésion du Burkina Faso, du Mali et du Niger au GIABA, une mesure jugée stratégique pour maintenir un front uni contre le terrorisme dans l’espace sahélien.

La 45ᵉ Réunion de la Commission Technique/Plénière, des Groupes de Travail ainsi que la 31ᵉ Réunion du Comité Ministériel du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) se sont tenues en format hybride du 21 au 23 mai 2026 au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan, en République de Côte d’Ivoire, avec la participation des États membres, des institutions régionales et internationales, ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Solange ARALAMON

 

 

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