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Visite à l'Institut Algérien du Pétrole (IAP): Sangafowa-Coulibaly s’imprègne d’un modèle de souveraineté énergétique
Hier, 23:37

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En déplacement en Algérie, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a visité l’Institut Algérien du Pétrole (IAP) à Boumerdès, au lendemain de la signature d’un accord de coopération stratégique entre les deux pays.

 

Cette étape vise à comprendre les fondements du modèle algérien, basé sur la formation de compétences locales pour soutenir une industrie énergétique intégrée. Créé en 1965, l’IAP forme depuis près de 60 ans les ingénieurs et techniciens du secteur pétro-gazier, en lien direct avec le groupe public Sonatrach.

 

Face à la montée en puissance attendue de la production pétrolière et gazière ivoirienne, le ministre a insisté sur la priorité accordée au capital humain. « Sans compétences locales, il ne peut y avoir de transformation durable », a-t-il indiqué, rappelant la volonté des autorités ivoiriennes de développer une filière extractive génératrice de valeur ajoutée.

 

Le modèle de l’IAP repose sur une forte articulation entre formation et industrie : 75 % des formateurs sont issus de Sonatrach. L’institut couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’exploration à la commercialisation, et a contribué à faire émerger une expertise nationale capable d’occuper tous les postes du secteur.

 

S’inspirant de cette organisation, la Côte d’Ivoire envisage de renforcer son partenariat avec l’IAP et de structurer un dispositif similaire, possiblement autour d’un centre de formation adossé à Petroci.

 

Les entreprises publiques ivoiriennes, notamment Petroci et la Société Ivoirienne de Raffinage (SIR), ont exprimé leur intérêt pour ce modèle afin d’accompagner la montée en puissance du secteur.

 

Au-delà de la formation, la coopération entre Abidjan et Alger pourrait s’appuyer sur des complémentarités techniques, notamment dans l’offshore, où la Côte d’Ivoire dispose d’une expérience reconnue, et dans le raffinage, domaine où la SIR suscite l’intérêt de la partie algérienne.

 

 

Elysa Achi

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